Discerner les désirs du cœur des désirs du mental

Dans l'expérience Humaine, il peut être discerné deux types de désirs, les désirs du mental et ceux du cœur.
Le mental, tout comme l'émotionnel et le physique, est un outil qui permet l'expérience Humaine et l'évolution des Sources non encore formées. 
Selon la manière dont ces outils sont utilisés, ils peuvent se révéler être aidant quant à l'apprentissage et au bien-être des êtres vivants ou au contraire, devenir un outil de régression et de souffrances. 


Les désirs du cœurs seront relatifs à des réels besoin de l'Âme, comme le fait d'évoluer, de se développer, d'agrandir sa connaissance de la réalité, de gagner en indépendance et en liberté, d'expérimenter le spontané et l'imprévu, le vivant tel qu'il se manifeste dans l'instant présent, sans donc être prise dans des structures intérieures limitant l'expérience de la vie à des faits basiques, répétitifs et programmés.
Le fait d'être conditionné a ces modes de vie peut vite limiter l'aspect évolutif, même si n'étant pas totalement dépourvus d'enseignements et d'apprentissages.

Dans l'expérience Humaine, les désirs du cœur ont été progressivement dépassé par les désirs du mental. Les désirs du cœur sont davantage liés à l'Âme tandis que les désirs du mental sont quant à eux davantage liés à la personnalité ou autrement dit au caractère égocentrique que développent les individus. C'est donc la culture de la personnalité qui s'est petit à petit imposée face au développement de la singularité.
La personnalité est nécessaire en ces densités d'évolution, mais elle est censée rester un outil temporaire, elle n'est pas supposée perdurer et encore moins être cultivée tel que cela est le cas pour l'Humanité.
Les désirs du cœur prennent également en considération les besoins vitaux, c'est-à-dire le confort nécessaire à des conditions agréables de vie et à la bonne santé du corps physique et psychologique, sans que cela ne vire dans un extrême de confort inutile, qui devient par conséquent un désir relatif au mental.
Les désirs du cœur ne sont pas synonyme d'être dans la privation ou de vivre dans la médiocrité, voire dans la misère, il y a toujours un juste-milieu parfait dans la vie, quand ce juste-milieu est respecté, la vie reste harmonieuse pour tous et en accord avec le cœur.
Tout comme l'équilibriste doit constamment maintenir un certain équilibre afin de ne pas basculer, le juste-milieu est cet équilibre qui permet de ne pas basculer dans un extrême aux lourdes conséquences.


Dans l'histoire de l'Humanité, et à force de cultiver l'aspect physique et personnel, les êtres ont été eux-mêmes progressivement dominé par leurs propres désirs mentaux, c'est d'ailleurs une caractéristique qui permet de discerner les désirs du mental des désirs du cœur.
Les désirs du cœur sont des désirs essentiels qui suivent un bon sens et sont d'une vraie utilité pour l'être, ils représentent aussi des désirs profonds liés à son essence, ce sont des désirs naturels qui de ce fait ne viennent pas à le dominer ou à exercer une influence sur lui.
Ces désirs du cœur ne forment pas de profonde dépendance, contrairement aux désirs mentaux, qui sont plus artificiels et qui créent des dépendances intérieures (Un fruit est naturel, il ne provoque pas de dépendances lorsque celui-ci est ingéré, c'est un produit sain, à l'opposé par exemple d'un bonbon sucré artificiel, qui tout de suite peut conduire à une dépendance via le système nerveux, sa consommation va aller dans le sens de la dépendance et d'une consommation non-vitale voire destructrice pour le corps.) pouvant même mener les individus à commettre des actions destructrices.
Terre mère connaît bien cela puisque en effet, ces désirs cultivés à l'extrême auront été ravageur pour elle, ils l'auront été aussi pour les êtres Humains eux-mêmes, d'une part pour leur propre corps qu'il soit physique mental ou émotionnel, et d'une autre par le fait que pour les assouvir ils en seront venus à être dans la rivalité cela jusqu'à se détruire entre-eux. 
C'est à vrai dire comme cela qu'un monde devient infernal, quand le juste-milieu est rompu et que les désirs mentaux caractérisent le sens de vivre des êtres vivants.


Pour ce qui est de l'expérience Humaine, le désir mental n'est pas venu naturellement, il est le résultat d'une influence. Ce désir est lié à l'émergence du système d'évolution pyramidal qui de par son fonctionnement conduit à une culture du corps physique/personnalité et du toujours plus à partir de ces notions.
Le mental comme l'émotionnel, est lié au corps physique, il suffit que l'être s'identifie à une pensée survenant à travers son mental pour que cela est une conséquence directe sur le corps physique.

Par exemple, si une pensée sexuelle survient dans le mental de l'être et qu'il continue de la nourrir volontairement, cela va conduire à une réaction du point de vue du corps physique, à force d'identification des liens vont se former et une dépendance peut même fleurir. Celui-ci a aussi le choix de la laisser mourir ou de pas s'y identifier, tout dépend de l'approche en réalité, du discernement qui va être apporté quant au mouvement relatif à ces corps. Le corps mental est intimement lié au corps physique, tout comme pour le corps émotionnel.
Si une émotion de peur survient par exemple et que l'être nourrit ou s'identifie à cette émotion, comme si celle-ci le caractérisait, cela va avoir également des répercussions sur le corps physique.
La peur contribue ici à stresser et à perturber le corps physique, ce qui peut potentiellement être la cause de maladie par la suite, à l'opposé de l'amour par exemple, qui a un effet rassurant et réconfortant, favorisant la santé et le bien-être.
C'est l'identification répétée à ces corps qui fait que l'être finit souvent par être dominé par ceux-ci, la cause de cette identification est souvent liée à des influences extérieures qui sont dans la culture exacerbée du désir mental et de l'aspect émotionnel.

Ces trois corps coopèrent donc ensemble et caractérisent l'expérience Humaine. L'essence de l'être, autrement dit l'Âme ou l'aspect singulier, est au-delà, elle transcende ces corps dont elle fait l'expérience. 


C'est donc de par l'influence de ce système d'évolution que les désirs du cœur ont été progressivement oubliés pour les désirs du mental. Comme expliqué, Mère Terre est un monde colonisé où tous les êtres évoluaient à l'origine sur une voie positive.
La transformation de la société ainsi que l'émergence progressive des industries aura contribué à construire une société axée sur la consommation et le désir mental, le chacun pour soi plutôt que l'entre-aide et l'unité, oubliant de ce fait les désirs du cœur, empreints de plus de simplicité mais qui nourrissent en profondeur.
Dans une telle société, l'assouvissement de ces désirs cachent souvent un profond manque d'Amour, qui constitue le principe le plus nourrissant qui soit en réalité et dont tous les êtres ont fondamentalement besoin, même si certains peuvent être dans l'affirmation du contraire.
Les êtres qui ne manquent pas d'Amour ne sont pas à la recherche du pouvoir personnel ou n'ont pas de besoin pour ce qui est de s'élever au-dessus des autres, cela parce qu'ils ont l'essentiel et que cela les nourrit naturellement. 
Dans l'histoire de l'Humanité, ce manque d'Amour aura été un véritable fléau et aura contribué à déséquilibrer

les individus, à former un vide dans les cœurs et ce n'est point vraiment les désirs du mental qui auront permis de combler celui-ci.
Les êtres qui s'éveillent actuellement peuvent ressentir en leur cœur que les désirs du mental ont leur limite et que quelque-chose de plus authentique semble manquer.
Cela concerne aussi les enseignements spirituels où le principe divin a été récupéré par le mental et qui ne procurent plus satisfaction puisque coupés en réalité de la dimension du cœur.
Les désirs de l'Âme peuvent être davantage ressentis en cette fin de cycle et conduisent certains êtres à revenir à des principes plus essentiels, autrement dit dans le cœur. 
Les désirs du cœur ne sont pas spécialement à l'avantage du principe de personnalité, mais le sont quant à l'Âme, à la Conscience, à ce que l'être est véritablement.
Ces désirs ramènent donc l'être à sa véritable nature, à son Soi divin, qui est un principe vivant permettant d'offrir un sens véritable à la vie.


Les désirs du cœur vont donc aller dans l'avantage du développement de cet aspect singulier, qui est soi.
Cela ne signifie pas pour autant que ces désirs n'accordent aucune importance au principe de corps physique, mais non d'une manière qui rendrait ce principe plus important que l'aspect singulier, que l'Âme.

Plus les êtres sont dans une optique de développement de leur singularité, plus le monde est susceptible de devenir lumineux, dans le cas contraire, plus c'est la culture du corps physique/personnalité qui l'emporte, plus le monde à tendance à s'obscurcir.
L'aspect singulier est en lien avec l'Unité, autrement dit l'Absolu, il n'est pas séparé de celui-ci, la culture de ce principe conduit par conséquent à des comportements en corrélation avec l'Amour. Une société qui va dans ce sens tend naturellement vers la lumière et l'unité, à l'opposé d'une société qui fait le culte du corps physique et de la personnalité, qui conduit à des comportements plus individualistes ou égocentrés et qui est potentiellement plus froide et plus divisée.
C'est une société que les êtres Humains connaissent bien désormais, de par l'influence de la voie négative, qui a souvent été jusqu'à diviniser le principe de corps physique/personnalité.
Dans une telle société, les désirs du cœur sont généralement totalement étouffés par les désirs du mental, davantage relatifs à la personnalité.
Dans l'histoire de l'Humanité, il peut être dit que le principe de personnalité s'est retourné contre le principe de singularité, jusqu'à le dominer et servir ses intérêts propres.

 

Le réveil de l'Âme peut survenir en fin de cycle, de par la montée du taux vibratoire, cela peut être aussi de par l'effet d'un autre être qui agit comme un catalyseur et qui permet de réactiver le feu intérieur, offrant ainsi la possibilité à l'être de revenir dans le cœur.
Cela peut être également lié à un changement de mode de vie, ou un coup de pouce de la grâce divine si l'être fait des efforts dans le sens de l'Amour. 
Rendre hommage à l'Amour n'est pas le fait de glorifier un personnage, mais le fait d'exprimer d'une manière singulière tout ce que cela peut représenter, comme par exemple, la beauté, le service, la conscience, la connaissance, l'amour, la lumière, l'intelligence, l'unité ou la sagesse. 
C'est s'engager quant à le représenter du mieux possible dans la manifestation, en cultivant l'esprit du cœur encourageant ainsi les autres êtres à le faire à leur tour.
Comme expliqué, la voie positive est un cercle vertueux, où le fait de s'ouvrir soi-même profite aux êtres qui souhaitent en faire de même. 

Ainsi, le sens de la vie prend alors une autre tournure, celui-ci se limitant auparavant au fait de gagner en confort physique, cet éveil intérieur élargit progressivement la vision de l'être quant à ce que peut également représenter l'expérience de la vie. Celui-ci l'amène à la quête de connaissance de sa véritable nature et des principes de l'Amour qui régissent l'évolution. 
L'être va progressivement prendre conscience qu'il n'est pas ce qu'il croit être, et que la condition éphémère du corps physique ne le contraint pas dans son expérience en réalité puisque étant un principe éternel.
Cela permettra d'installer une plus grande confiance en son cœur et de réduire progressivement les peurs psychologiques relatives à la personnalité qui est un principe se terminant à la mort du corps physique. 
Grâce à ce réveil de l'Amour, la vie prend alors sens et offre la compréhension que l'aspect manifesté de la réalité n'est pas exclusif, qu'il existe un principe absolu au-delà de cet aspect qui est parfait et qui n'est pas dissocié de soi. C'est un principe qui se rencontre par le fait de s'ouvrir intérieurement, et où l'être finira par réaliser de manière consciente que ce principe le constitue fondamentalement. 
Ce début d'éveil offre naturellement beaucoup de joie et de motivation dans le cœur de l'être, cela est un principe vibratoire qui lui permet d'ascensionner dans la dimension du cœur.
L'être débute alors son apprentissage des principes universels, jusqu'à la densité de la vie éternelle et de sa naissance en tant que Source de l'Absolu. 

 

La singularité ou l'Âme n'a pas les mêmes désirs que la personnalité, ce sont des désirs plus essentiels qui pour autant ne sont pas synonyme de vivre selon la pauvreté ou même dépourvu de technologie.
Les technologies qui servent les êtres dans leur évolution en conscience et qui leur offrent plus de facilité dans leur expérience de la vie font partie d'un monde à tendance positive. 
Dans un monde où il existe une influence négative, les êtres ont tendance à créer des technologies pour s'auto-détruire ou pour gagner en pouvoir personnel, elles peuvent être aussi moins respectueuses de la nature, souvent par manque de conscience/sagesse ou par raison d'intérêts personnels. 
Certaines technologies peuvent aussi représenter un frein dans l'évolution intérieure des êtres dans le sens où elles encouragent à l'inertie, à la léthargie et à l'abrutissement. Elles peuvent aussi devenir des outils d'influence et de programmation intérieure. Certaines au contraire peuvent être des outils incroyables de guérison, ou qui permettent d'avoir des énergies d'une manière propre et respectueuse de la nature.
Tout dépend donc de la technologie, de son but, de ses conséquences, et bien évidemment aussi des intentions de celui qui en a l'utilisation. 
Un monde qui tend vers le positif possède donc également des technologies, la culture de l'unité ainsi que d'autres valeurs en ces mondes contribuent aussi à des conditions de vie agréables, où chacun a ce dont il a besoin pour vivre convenablement et faire l'expérience de la réalité d'une manière nourrissante et créative.
​Après ascension, Terre mère sera un monde transformé qui réunira tous ces critères permettant la continuité de l'expérience et de l'évolution des êtres dans des conditions plus favorables. 

Une société qui s'éloigne des principes universels pour s'axer exclusivement sur l'assouvissement des désirs du mental est une société qui ne perdure pas longtemps. 
Une telle société arrive rapidement à bout de souffle et montre très vite des signes d'usure et de faiblesse.
C'est un système qui tend vers l'auto-destruction, où la nature souffre et où les conditions climatiques se dégradent relativement rapidement, ne lui permettant pas de perdurer dans le temps. 

La culture du désir mental conduit à la surconsommation inutile et à la production de biens non-nécessaires, ce qui est également lié au système négatif, où seuls comptent les intérêts personnels. 
L'influence d'un tel système conduit souvent les êtres à travailler durement pour consommer des choses dont ils n'ont pas réellement besoin, voire même qui les détruisent physiquement et psychologiquement.
D'une manière qui semble évidente, ce sont les individus eux-mêmes qui nourrissent un tel système, parfois par manque de conscience et de connaissance, faits qui ont tendance à les rendre plus influençables. 
Le conditionnement à la croyance que ce qu'ils consomment est essentiel à leur vie et à leur épanouissement s'ancre d'une manière cérébrale, ce qui contribue à créer un climat de peurs et d'inquiétudes chez ces individus, c'est en effet une forme de profonde dépendance qui s'installe en réalité.

Tout cela est lié à la culture de la personnalité, qui n'est pas l'Âme, qui n'est pas l'être, et dont les désirs du mental qui lui sont propres ne seront jamais la source pour l'être d'une authentique satisfaction. 

Quand l'être revient à l'Amour, il revient aux désirs du cœur, qui sont en réalité bien plus complets, bien plus bénéfiques et salutaires pour lui que les désirs du mental. 
C'est un retour à l'essentiel, mais aussi à l'expression singulière et créative, à l'amour, à l'unité, au respect de soi ainsi que de la nature, à l'évolution de la sagesse et de la conscience, à un sens plus profond et enrichissant.


De tout mon cœur.

Maxime.